Le Conseil de la paix de Donald Trump traverse sa première épreuve majeure à Gaza, où une feuille de route de désarmement et de retrait se heurte à la réalité d’une guerre qui se poursuit et d’une escalade régionale. Ce plan s’articule autour du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien destiné à remplacer le pouvoir du Hamas, et d’une Force internationale de stabilisation (FIS), autorisée en vertu de la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU. Des informations de l’ONU identifient le général de division américain Jasper Jeffers comme commandant de la FIS.
Reuters a rapporté que le Parlement ougandais avait voté, le 6 août 2026, l’approbation d’un éventuel déploiement de troupes au sein de cette force soutenue par les États-Unis. The Guardian a rapporté que le premier contrat de construction du Conseil à Gaza, encore non finalisé, porte sur un petit avant-poste destiné à accueillir environ 150 soldats marocains. Le cadre du 30 juillet lie le désarmement progressif du Hamas à des retraits israéliens échelonnés, mais Israël n’a pas accepté cette feuille de route comme un simple calendrier. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré que les forces israéliennes ne se retireraient pas de leurs lignes actuelles tant que le Hamas ne serait pas totalement désarmé, tandis que le Conseil de la paix a affirmé qu’un retrait au-delà de la ligne jaune n’interviendrait qu’une fois ce désarmement achevé.
Ce différend sur le séquençage a des répercussions au-delà de Gaza. Une force étrangère pénétrant dans un vide politique pourrait être présentée par le Hamas, le mouvement houthi du Yémen — officiellement connu sous le nom d’Ansar Allah — et des groupes armés irakiens, comme une nouvelle présence militaire soutenue par les États-Unis, offrant aux acteurs alignés sur l’Iran une justification pour maintenir leur pression, de Gaza jusqu’à la mer Rouge. L’expérience du Conseil à Gaza fait ainsi double office de test de résistance pour l’administration internationale, et son issue dépend désormais moins des contrats de construction ou des engagements de troupes que de la capacité d’Israël et du Conseil de la paix à s’accorder sur le moment où le désarmement pourra être considéré comme achevé.


