Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que son gouvernement n’avait pas accepté le projet soutenu par les États-Unis, prévoyant que le Hamas se désarme et démilitarise Gaza, selon The National. « Ils nous ont envoyé un projet. Nous ne l’avons pas accepté », a-t-il déclaré.
Trump avait annoncé la feuille de route du Conseil de la paix le 30 juillet, et le Hamas l’avait approuvée dès le lendemain, selon le Long War Journal de la FDD. Ce rejet porte avant tout sur le séquençage : cette feuille de route lie un retrait israélien progressif au transfert graduel de l’armement du Hamas au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), sous la supervision de la Force internationale de stabilisation (FIS) et la certification du Comité international de vérification (IVC) — un processus délibérément désigné sous le terme de « mise hors service » plutôt que de « reddition », selon des responsables du Conseil de la paix cités par le Times of Israel. Israël exige, à l’inverse, un désarmement préalable et complet, avant tout retrait.
Le Hamas a affirmé que le respect de ses propres engagements demeurait conditionné à un retrait complet des troupes israéliennes jusqu’à la « ligne jaune » du cessez-le-feu d’octobre, ainsi qu’à un accès humanitaire élargi, selon Chatham House. Ce différend revêt également un poids intérieur pour Netanyahou : sa coalition gouvernementale comprend des factions ultranationalistes opposées à tout retrait, et favorables à la construction de colonies israéliennes à l’intérieur même de Gaza, a rapporté The National.
L’armée israélienne aurait par ailleurs, selon des informations distinctes, resserré sa politique de frappes cette semaine, exigeant désormais l’aval du chef d’état-major pour les frappes ciblées, plutôt qu’une simple validation par un commandant de division.


