Les délégations israélienne et libanaise ont entamé mardi, à Rome, un septième cycle de pourparlers sous médiation américaine, Beyrouth exigeant qu’Israël cesse des actions qu’il juge entraver le retrait du sud du Liban, a rapporté The National. Cette session de trois jours met en œuvre un cadre conclu en juin, liant un retrait israélien progressif au désarmement du Hezbollah.
La première phase de ce cadre couvre trois « zones pilotes », où l’armée libanaise doit vérifier le désarmement avant de prendre le relais des forces israéliennes en cours de retrait. Des responsables libanais affirment que des démolitions israéliennes à proximité de ces zones, atteignant jusqu’à 3,8 sur l’échelle de Richter, ont compliqué ce transfert. L’armée libanaise fait par ailleurs face à un plafond fixé par le Sénat américain, limitant l’aide américaine à 36 millions de dollars, dans l’attente d’une certification des progrès accomplis en matière de désarmement.
Des tensions politiques ont plané sur ces pourparlers. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a déclaré que des négociations directes n’apporteraient au Liban qu’« humiliation », a rapporté Asharq Al-Awsat. Le Premier ministre Nawaf Salam, sans nommer le Hezbollah, a écrit sur X que « le plus grand service rendu à Israël est venu de ceux qui ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles », selon le même article.
Ce différend trouve son origine dans une guerre déclenchée en mars, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël aux côtés de l’Iran ; la riposte israélienne a fait plus de 4 300 morts, selon Euronews.


