Les territoires ukrainiens occupés par la Russie ont obtenu la note la plus basse dans le rapport 2026 « Freedom in the World » de Freedom House, avec un score de liberté mondiale de –1 sur 100. Ce score s’applique aux « territoires ukrainiens occupés par la Russie » en tant qu’entité territoriale unifiée et distincte, et non à l’Ukraine souveraine, sous contrôle gouvernemental, que Freedom House note à 51/100 et classe comme « partiellement libre ». Freedom House indique avoir commencé, dès l’édition 2025, à évaluer conjointement la Crimée, l’est du Donbass et les autres zones occupées par la Russie, les conditions y étant devenues similaires.
L’organisation affirme que les autorités d’occupation russes ont éliminé toute véritable compétition politique, réprimé les médias indépendants, et appliqué un droit russe répressif dans des territoires saisis et annexés en violation du droit international. Cette évaluation reflète également une « passeportisation » coercitive. Un décret présidentiel russe de 2023 traitait les Ukrainiens des zones occupées ayant refusé la citoyenneté russe comme des ressortissants étrangers, tandis qu’un décret de mars 2025 imposait aux Ukrainiens sans statut légal de régulariser leur situation ou de partir avant le 10 septembre 2025.
Human Rights Watch a qualifié cette mesure d’ultimatum consistant à obtenir un passeport russe, sous peine d’expulsion. Des observateurs des droits humains de l’ONU ont par ailleurs documenté des cas de détention arbitraire, de disparition forcée, de torture, de mauvais traitements et d’exécutions illégales de civils dans les zones occupées par la Russie. Pris ensemble, ces constats décrivent une occupation reposant sur une loyauté forcée, une répression systémique et l’effacement de la vie civique ukrainienne, aux côtés d’un contrôle militaire persistant.


