La direction iranienne réorganise son commandement militaire en vue d’une confrontation plus longue et plus offensive avec les États-Unis et Israël, fusionnant des structures de commandement clés et installant des responsables alignés sur le CGRI aux postes de sécurité les plus élevés.
Bloomberg a rapporté que le général du CGRI Mohammad Reza Naqdi a évoqué un basculement vers une « doctrine offensive » visant à porter les opérations « en territoire ennemi » sur ordre, et a indiqué que la production iranienne de missiles balistiques et de drones restait bien supérieure à son niveau d’utilisation actuel. Selon la même source, Khamenei a nommé Mohsen Rezaei, vétéran du CGRI, à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, et a ordonné au général de division Ali Abdollahi d’achever la fusion de l’état-major général des forces armées avec le quartier général central Khatam al-Anbiya, revenant ainsi sur une scission datant de 2016. Le nouveau commandant du CGRI, Ahmad Vahidi, a adopté une position publique intransigeante contre toute concession américaine sur la réouverture du détroit d’Ormuz.
Cette fusion des commandements place la planification stratégique et l’exécution en temps de guerre sous une seule et même structure, réduisant les frictions entre l’état-major et les commandants sur le terrain, et concentrant l’autorité entre les mains d’une direction largement issue du CGRI. Si la pression américaine et israélienne visait à affaiblir la posture guerrière de l’Iran, cette réorganisation indique l’inverse : Téhéran centralise son commandement et se prépare à un conflit plus long plutôt qu’à une sortie négociée.


