Le Board of Peace, l’organe de supervision du cessez-le-feu adossé à Trump, envisage une modification majeure de son plan de désarmement à Gaza, selon une source proche des discussions citée lundi par The Times of Israel. Plutôt que l’approche graduelle actuelle, dans laquelle le Hamas remet ses armes secteur par secteur à mesure que les forces israéliennes procèdent à des retraits correspondants, le panel envisage une option globale : le Hamas remettrait la totalité de son arsenal en une seule fois, et ce n’est qu’ensuite que les troupes israéliennes se replieraient vers le périmètre de Gaza. La source a précisé que le cadre graduel n’avait pas été abandonné, même si l’option globale fait l’objet d’un examen actif.
La feuille de route initiale, acceptée par le Hamas le 30 juillet, divisait les quelque 47 % de Gaza encore sous contrôle du Hamas en cinq secteurs à démilitariser. Israël a par ailleurs affirmé contrôler entre 60 et 70 % de l’enclave, bien que la source ait précisé que les troupes ne s’étaient pas réellement redéployées pour correspondre à cette affirmation, laissant inchangée la ligne de référence opérationnelle.
Netanyahou a rejeté le cadre graduel, insistant sur le fait qu’Israël ne se retirerait pas tant que le Hamas ne serait pas entièrement désarmé, et un responsable israélien a indiqué que le différend restait non résolu après sa rencontre avec Kushner à Jérusalem, le 17 août. Un cadre global nécessiterait un nouvel accord du Hamas, ce qui mettrait en péril l’adhésion que le Board of Peace a mis des mois à obtenir pour la version graduelle. Ce basculement ferait également passer la feuille de route d’un séquençage réciproque et progressif à un seuil unique, du tout ou rien — une option plus proche de la position de Netanyahou, mais qui offrirait à Israël une justification toute trouvée pour maintenir ses troupes à Gaza indéfiniment si le désarmement était jugé incomplet.


