La Chine a condamné la décision de l’Inde d’attribuer des noms officiels à 27 localités de l’État indien d’Arunachal Pradesh. Pékin a dénoncé cette démarche, affirmant qu’elle ne pouvait en rien modifier la revendication chinoise, selon laquelle l’Arunachal Pradesh — que la Chine appelle Zangnan — appartiendrait à la Chine.
Cette initiative indienne a été révélée par la presse indienne le 8 août, le Times of India et l’Economic Times rapportant que les cartes du Survey of India avaient été mises à jour avec 27 noms normalisés. Ces localités comprennent 21 zones terrestres ou villages, quatre cols de haute altitude, un lac et un mémorial militaire. Plusieurs d’entre elles sont liées à la géographie des affrontements frontaliers sino-indiens de 1959 et 1962.
Les médias indiens ont rapporté, le 10 août, la réaction chinoise, citant le ministère chinois des Affaires étrangères. Pékin a déjà employé un langage similaire par le passé. En avril, Xinhua avait rapporté que le fait de nommer des lieux au Zangnan relevait des droits souverains de la Chine.
La normalisation des noms frontaliers ancre les sites contestés dans les registres administratifs, juridiques et infrastructurels nationaux. Cette démarche renforce la revendication territoriale indienne sur le papier, alors même que le statu quo militaire le long de la ligne de contrôle effectif demeure inchangé. Les deux gouvernements ont, depuis des années, répété des campagnes similaires de dénomination, sans jamais modifier les positions sur le terrain.


