La Corée du Nord a lancé un missile balistique vers la mer du Japon, quelques jours avant le début des exercices annuels américano-sud-coréens Ulchi Freedom Shield, prolongeant un schéma de signaux militaires précédant les manœuvres alliées.
La Corée du Nord a tiré un missile balistique vers la mer du Japon vers 6 heures du matin, mercredi — son deuxième tir en six jours, et le onzième essai présumé de missile cette année —, selon l’état-major interarmées sud-coréen, cité par Reuters. Le missile a été lancé depuis la zone côtière orientale de Wonsan, et a parcouru environ 700 kilomètres, atteignant une altitude maximale d’environ 90 kilomètres, avant de retomber en mer, en dehors de la zone économique exclusive japonaise, selon les autorités sud-coréennes et japonaises. Le tir précédent avait eu lieu le 6 août, soulignant un rythme d’essais qui s’accélère, à l’approche des grandes manœuvres militaires alliées.
Le ministère japonais de la Défense a confirmé ce tir et a déposé une protestation formelle auprès de la Corée du Nord, par les voies diplomatiques, via son ambassade à Pékin. Le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a condamné cet essai, le qualifiant de menace pour la sécurité régionale et internationale. L’armée sud-coréenne a indiqué avoir renforcé sa surveillance, et maintenir une coordination étroite avec les forces américaines et japonaises, tout en poursuivant l’analyse des caractéristiques de ce missile, selon Reuters.
Ce tir intervient cinq jours avant que les États-Unis et la Corée du Sud ne doivent lancer, le 17 août, leurs exercices annuels Ulchi Freedom Shield, que Pyongyang dénonce depuis longtemps comme des répétitions d’invasion. Au-delà du signal politique, des analystes ont relié plusieurs tirs récents à courte portée à des essais continus de la famille de missiles balistiques KN-23 — des systèmes que des responsables occidentaux et ukrainiens affirment avoir été fournis par la Corée du Nord à la Russie, pour un usage dans sa guerre contre l’Ukraine.
Les options internationales de réponse demeurent limitées. La Russie et la Chine ont, à plusieurs reprises, bloqué de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le programme de missiles nord-coréen, laissant les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon largement confinés à la condamnation diplomatique, à un renforcement de la coopération militaire trilatérale, et à une surveillance accrue, en réponse à la poursuite des essais d’armements de Pyongyang.


