Des données satellitaires de détection d’incendie montrent de multiples foyers actifs dans les zones portuaires et industrielles de Novorossiïsk, le 12 août 2026, à la suite des frappes nocturnes. Source : réseaux sociaux.
Les forces de défense ukrainiennes ont frappé, dans la nuit, à plus de 300 kilomètres au-delà de la ligne de front, touchant la base navale russe de Novorossiïsk, que le président Volodymyr Zelensky a qualifiée de « dernier bastion principal de la flotte russe en mer Noire ». Zelensky a confirmé cette opération sur son canal Telegram officiel.
Le président a précisé que cette frappe avait combiné des drones à réaction Palianytsia, des missiles Neptune et des systèmes navals sans pilote, avec des impacts confirmés sur des positions de défense antiaérienne, des quais et des infrastructures portuaires. Il a remercié l’armée ukrainienne, le Service de sécurité (SBU) et le renseignement militaire pour cette opération.
Cette attaque s’inscrivait dans une vague nocturne plus large : des explosions et une activité de défense antiaérienne ont également été signalées en Crimée occupée, près de Sébastopol et du pont de Kertch, selon le Kyiv Independent. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 502 drones au cours de la nuit, un chiffre qui n’a pu être vérifié de manière indépendante.
La base navale de Novorossiïsk se trouve à l’intérieur du même complexe portuaire que le terminal céréalier de la ville, exploité par Demetra Holding, l’un des plus grands exportateurs agricoles russes, qui a confirmé des dégâts sur l’installation, selon Al Jazeera. Le maire Andreï Kravtchenko a déclaré que la ville avait « traversé une nuit épouvantable », des débris ayant endommagé des immeubles résidentiels ; le gouverneur régional Veniamine Kondratiev a fait état de huit blessés, et un enfant aurait été tué, selon le même rapport.
Zelensky a indiqué que les propositions ukrainiennes pour mettre fin à la guerre avaient été transmises à la partie américaine, ajoutant que « la flotte d’occupation et l’ensemble des infrastructures la soutenant ne seront pas à l’abri » tant que se poursuivra l’agression russe.


