Le président Donald Trump a annoncé vendredi que les États-Unis avaient conclu ce qu’il a qualifié de « PLUS GRAND ACCORD PÉTROLIER DE L’HISTOIRE MONDIALE » avec le Venezuela, affirmant qu’il garantissait un « contrôle majoritaire américain » sur plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées, « sans aucun coût pour le contribuable américain », selon ABC News. Un responsable américain a déclaré à MS NOW que l’accord confère à Washington une part effective de 55 % de la production d’une nouvelle coentreprise, répartie entre participation directe au capital et brut fourni au gouvernement américain à prix coûtant, un pétrole censé contribuer à reconstituer la Réserve stratégique de pétrole.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a accordé à la coentreprise des concessions de 100 ans, a rapporté MS NOW. Les 17 gisements concernés couvrent des terrains non exploités de la ceinture de l’Orénoque, qui recèle un brut extra-lourd à forte teneur en soufre, ainsi que des champs matures autour du lac Maracaibo, selon Reuters. Le brut de l’Orénoque ne peut atteindre les raffineries internationales sans passer d’abord par des installations de valorisation qui le transforment en brut synthétique plus léger ; les installations de valorisation existantes du Venezuela datent du début des années 2000 et souffrent d’années de sous-investissement, ce qui signifie qu’une éventuelle hausse de la production issue des nouveaux gisements ne devrait pas avoir d’effet rapide sur les prix de l’essence aux États-Unis.
Cet accord fait suite à l’opération militaire américaine de janvier 2026 qui a permis la capture de l’ancien président Nicolás Maduro, désormais visé par des poursuites fédérales pour narcoterrorisme et trafic de stupéfiants aux États-Unis. Des analystes juridiques et des figures de l’opposition vénézuélienne ont mis en doute la légalité d’un transfert par le gouvernement du contrôle à long terme des réserves pétrolières nationales, la législation vénézuélienne n’ayant historiquement pas permis à des producteurs étrangers de comptabiliser des réserves comme leur appartenant, une contrainte que plusieurs médias ont désignée comme une question juridique non tranchée entourant l’accord.


